L’histoire (drôle?) de mes cheveux

« On veut  toujours ce qu’on n’a pas », « l’herbe est toujours plus verte ailleurs »… autant d’expressions qui, je trouve, s’appliquent particulièrement bien aux cheveux.

En effet, toi qui as les cheveux parfaitement raides, combien de fois as-tu lorgné sur les cheveux de ta copine « bouclettes » qui de son côté adorerait être à ta place ? Je parle en connaissance de cause.

Du coup, suite à un compliment que j’ai eu sur mon Instagram l’autre jour, quand je vous ai posté quelques photos de l’event Remington (dont je vous parlerai bientôt), je me suis dit que j’allais partager avec vous le paradoxe de mes cheveux.

Attention, vous risquez de penser à un moment que je m’autocongratule. Ce n’est pas mon objectif et je vous invite à lire jusqu’au bout pour le voir. Vous en saurez beaucoup à mon sujet dans cet article au passage 😉

Pour commencer, un peu de contexte / histoire. Je suis née chauve (qui l’eût cru?), enfin j’avais des cheveux mais pas sur la tête (une personne très proche m’avait à l’époque qualifiée de souris… bon ok c’était ma mère et elle a fini par retirer ses propos car ce n’était pas totalement vrai, je ne veux pas non plus vous faire peur!).

Baby monkey

Puis, quand j’ai commencé à avoir quelques poils sur le caillou, ils étaient plutôt clairs, disons qu’on était sur du châtain clair (qui l’eût cru aussi?), pas plus longs que quatre doigts à mon premier anniversaire. Mais à l’âge de 4 ans, je me suis retrouvée mine de rien avec une belle chevelure ondulée, jusqu’en bas du dos, très épaisse et bien foncée (un peu la tête que j’ai aujourd’hui).

Par la suite, les hormones sont passées par là. A l’approche de l’adolescence mes cheveux ont complètement perdu la raison : très bouclés (voire frisés, je crois que je n’arrive juste pas à l’admettre), très secs, impossibles à coiffer… bref le rêve d’une ado.

J’ai donc commencé à « détester mes cheveux ». Pourtant autour de moi, on adorait ma masse, on adorait mes boucles, on adorait la longue tenue de mes coiffures (un brushing nickel pendant une semaine ! sauf quand c’était moi qui le faisais bien sûr, je vous ai déjà dit que je n’étais pas douée, comme dans cet article sur ma panoplie d’appareils de coiffure). Chez ma coiffeuse, on lorgnait même sur ma crinière et on me demandait ce que je faisais pour avoir de si beaux cheveux aussi fournis… je me demandais vraiment si les gens avaient des problèmes de vue !

J’ai alors découvert le jadis miraculeux « défrisage » et je m’y suis mise vers l’âge de treize ans avec l’aide de ma maman, ma plus fidèle coiffeuse.

Mais le défrisage ne suffit pas, le rendu est tellement sec et rêche qu’il faut faire un brush’. J’ai d’ailleurs utilisé un paquet de shampoings hydratants, de masques maison et industriels, parfois assez chers mais ça ne suffisait pas, le brushing restait un incontournable et les lisseurs de l’époque n’étaient pas efficaces (heureusement car avec la technologie de l’époque, j’y aurais laissé mes longueurs et mes pointes)

Petite anecdote, un matin de premier jour de semaine, le jour où il fallait systématiquement retoucher mon brushing fraîchement réalisé la veille par ma mère, pas d’électricité… donc pas de sèche-cheveux… et j’avais les cheveux courts… c’est simple, des oiseaux auraient pu pondre dans mes cheveux, à l’image de la petite crinière d’une mamie de 80 ans (qui a choisi ce  style, contrairement à moi).

grand-mere-yeta

Panique à bord ! On tente un certain nombre d’outils qu’on réchauffe sur la gazinière, (certains y ont laissé leur peau… ou leur plastic) et on  finit par se rabattre sur la vieille méthode d’avant sèche-cheveux… le fer à repasser ! (réchauffé lui aussi sur la gazinière)… qui m’a brûlée ! Je me suis donc retrouvée en cours avec un énorme col roulé, le seul que j’avais, en plein mois de mars (en Algérie ! donc autant vous dire que le printemps était bel et bien là et qu’un col roulé en laine sous 20 degrés c’est hard!)

Les années sont passées et mes cheveux ont pris assez cher car il faut avouer que le défrisage n’est pas le traitement le plus « hair-friendly », surtout quand on le fait à la maison. Desséchés, cassés, j’avoue que mes cheveux ont été courageux et téméraires, car j’en connais beaucoup qui ont perdu la moitié de leur épaisseur à cause de ça et qui ne l’ont jamais retrouvée. Du coup, vers l’âge de 20 ans, j’ai changé pour le faire chez le coiffeur, dans les salons Mizani. C’était un peu mieux, mais au bout de quelques années, mes cheveux n’en pouvaient plus. Ils avaient la texture de la paille.

En 2011, je me suis alors tournée, non sans frayeur, vers le lissage brésilien. Mon coiffeur, Adriano (qui travaillait chez Mizani à l’époque et dont je vous ai déjà parlé ici), a limite hurlé quand il a vu mes cheveux. « Mais vous n’avez pas du tout les cheveux pour un défrisage ! » « Ils sont bouclés, pas frisés ! », « vous avez tué votre cheveu ! »… à juste titre ! C’est vrai que ça fait bizarre de dire qu’un cheveu est mort puisque par définition c’est de la matière morte mais mon cheveu était totalement dénaturé, élastique et cassant à la fois, cruellement affiné et cassé à plusieurs niveaux, à tel point que ma queue de cheval était moitié moins épaisse qu’auparavant (dixit ma maman).

Je lui ai demandé « on fait quoi  ? On coupe tout ? » (ça m’aurait attristée, car je venais de passer les 9 dernières années à faire pousser mon carré jusqu’au milieu du dos) Il m’a répondu : « Non, on va faire le lissage brésilien, vous allez voir, il va les nourrir et à chaque fois que vous allez venir, on va couper un peu jusqu’à ce que tout rentre dans l’ordre… »

Bien vu ! Déjà, je suis sortie de là avec « la chevelure de mes rêves », c’est ce que j’ai dit à ma mère et à Monsieur B. Bon ok, il étaient lissés aux plaques, mais je vous ai déjà expliqué l’effet du lissage brésilien sur les cheveux et cet effet était décuplé par l’extrême porosité de mes cheveux à cause de la multitude d’agressions chimiques. En clair, mes cheveux étaient une éponge et avaient absorbé un maximum de soin (pour plus de détails, regardez ici).

Assidûment, j’y retournais au maximum tous les 4 à 5 mois (selon mon budget car à l’époque, ça coûtait deux fois plus cher que maintenant et je n’étais qu’étudiante).

Deux ans plus tard, j’ai retrouvé des cheveux en bonne santé, bien épais, brillants, zéro fourche, longs et souples.

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Tout ça pour vous dire que je n’ai pas toujours eu cette chevelure mais que j’y ai pas mal travaillé. Aujourd’hui, je pense que c’est mon meilleur atout et je suis persuadée que chacune d’entre vous a un atout clef pour lequel elle obtient souvent des compliments (avec ou sans efforts d’ailleurs).

Comment j’ai fait pour les avoir aussi longs que sur ma dernière photo Instagram? (d’autant que je partais de cheveux très courts). Plusieurs années de galère et de « deux pas en avant trois pas en arrière » mais ça a fini par payer. Le lissage brésilien a beaucoup aidé, je pense qu’ils doivent pousser 50% plus vite aujourd’hui et la grossesse aussi a laissé son empreinte; ils n’étaient pas très beaux mais étaient en très bonne santé et on poussé de manière impressionnante. C’est simple, j’ai eu les cheveux aussi longs deux fois dans ma vie: à 4 ans et à 11 ans!

Alors, qui parmi vous va partager avec nous des anecdotes de ce genre? A vos claviers, j’ai hâte de vous lire!

Beautifully vôtre,

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